Christian Euzet

Mon parcours en Aïkido

Mon premier contact avec l’Aïkido remonte à 1970, au Toulouse Université Club. L’enseignement était alors assuré par un professeur de judo autorisé à enseigner également l’aïkido et le karaté. Cette approche ne correspondait pas vraiment à ce que j’ai découvert par la suite, mais elle a néanmoins suscité mon intérêt.

Ma véritable découverte de l’aïkido a lieu en 1972 au Grenoble Université Club (GUC), sous la direction de Paul FOURNY, élève de Maître André NOCQUET. Sa pratique esthétique nous a profondément marqués. À cette époque certains élèves s’entraînaient jusqu’à 17 heures par semaine.

J’obtiens mon 1er Dan en 1976, le 2e Dan en 1980, puis le brevet d’état d’éducateur sportif (1er degré) en 1984.

Je débute l’enseignement dès 1974, par délégation de Paul FOURNY, au Judokwaï de Grenoble ainsi qu’au Centre Alpin d’Aïkido Traditionnel (CAAT). Après l’obtention de mon brevet d’état, je fais le choix de ne pas poursuivre les passages de grades, en raison des tensions interfédérales et notamment de la manière dont les grades été parfois attribués.

André Nocquet & Christian Euzet
Christian Euzet avec un de ses élèves

J’enseigne ensuite de manière autonome dans plusieurs structures : Grenoble Université Club, Meylan Sport Arts Martiaux, Medam-Ki de Grenoble, le Comité d’animation du Cheylas, puis la MJC de Saint-Vincent-de-Mercuze.

Parallèlement, je m’investis dans des responsabilités administratives, en tant que Président du CAAT et président de la ligue Rhône-Alpes d’Aïkido de la FFAK entre 1976 et 1980.

Mon approfondissement de la pratique s’est construit au fil de nombreux stages auprès de Maître André NOCQUET, notamment à la Baule (codirigé par Maître KOBAYASHI), Casteljaloux et Autrans. Ce dernier lieu a une importance particulière, car j’y ai à la fois pratiqué et participé, à l’organisation des stages d’hiver et d’été.

Nous avons également eu la chance de bénéficier à Grenoble de l’enseignement d’André BERUD, qui nous a initié à l’art de la chute.

Un petit retour en arrière en 1973, je découvre également l’enseignement de Jean-Daniel CAUHÉPÉ lors de stage à Grenoble, puis lors de séminaire à Vichy et plus tard à Garneyre, dans le Vercors, ou j’ai participé à l’émergence de l’École de Sumikiri.

Quelques moments marquants de mon parcours en Aïkido

  • Participation à la construction du Centre Alpin d’Aïkido Traditionnel (CAAT), initié et dirigé par Paul FOURNY.
  • Mise en place de cours pour non-voyants au CAAT.
  • Création et animation de l’association Aïkido Art et Vie (AAV), avec Fabienne GREUILLET, visant à créer des passerelles entre l’Aïkido et d’autres formes d’expression (karaté, taï chi chuan, musique, dessin, théâtre, œnologie…).
  • L’organisation et l’animation de stage mêlant Aïkido et dessin, avec une approche basée sur la fluidité du mouvement et sa "calligraphie" dans l’espace et sur le papier.
  • De nombreuses rencontres humaines riches et le plaisir d’accompagner les élèves de tous niveaux dans leur progression et leur épanouissement.

Nommé Kaïden de l’École d’Aïkido de Sumikiri en 2015, j’ai cessé d’enseigner en 2016, j’ai eu la satisfaction de voir mes élèves prendre le relais dans le même esprit à Saint-Vincent-de-Mercuze et le plaisir de suivre leurs cours pendant deux années.

Aujourd’hui, je ne pratique plus physiquement l’Aïkido, mais il reste pleinement présent en moi. Je poursuis cette voie intérieure à travers le Qi Gong.

Paul Fourny (1er enseignant de Christian) projetant Jean-Pierre Combe.
Christian Euzet

Si je devais transmettre un message aux enseignants, ce serait celui-ci :

  • Ne pas arriver avec un cours trop figé ou structuré.
  • Être attentif à l’état de chacun, percevoir celle ou celui qui ne semble pas bien.
  • Adapter et moduler le cours pour que chacun reparte plus serein qu’elle ou qu’il est arrivé.

Je voudrais remercier les élèves qui m’ont fait confiance au cours de toutes ces années !

Je terminerais par une citation de Maître André NOCQUET :

Le monde entier se portera bien par Amour et sans lui, il tombera un jour en défaillance. Quand chacun a de l’amour pour autrui, il devient très sincère et le bonheur ici-bas est la cristallisation de la sincérité.

Par elle seule, le monde grandira et se développera de plus en plus, se transformera et s’élargira à l’infini.

Extrait du livre de Me André Nocquet
O SENSEI MORIHEI UYESHIBA
Présence et Message

Merci à Christian pour cette transmission et cet agréable moment de lecture.

Le président de l’École d’Aïkido de Sumikiri
Le 01 mai 2026